Cercles de tambours, rêves et conscience – Alain Désir

une voie de la beauté et du sentir

création

adnUne oeuvre d’art naît d’une inspiration, un souffle une aspiration. Elle existe en soi, contenue en elle-même, nourrie du fil du temps, des nuages et du soleil et des mille humeurs du jour et de la nuit. Elle existe sans apparence ni forme, repliée dans la nature même de la Vie. Elle Est. Sans être encore au monde. Personne ne l’a encore vue , entendue, goûtée, et pourtant elle est déjà inscrite sur le grand Livre de la Vie, au delà des formes et des sensations, et des mille possibles de l’existence.

Elle Est sans apparence.

L’artiste est là pour lui donner forme, force, apparence au monde. Artiste de l’invisible ou du visible qui donne pure forme à l’essence des choses. Artiste, intercesseur entre l’indivisible et le visible. Artiste … le soleil qui darde ses rayons, l’araignée qui tisse sa toile qui perle des gouttes de la rosée du matin, le poète qui expire le verbe, imprégné des senteurs des étoiles. L’artiste accueille en soi cette indiscible beauté du monde , se laisse ainsi alchimiser et teindre, traversé, transpercé par le message qui code son geste. Celui ci , exercé à ne rien savoir, entreprend son libre mouvement guidé par un invisible Artiste. Il n’est pas question de créateur, mais de créature. L’artiste libre ne crée rien, n’imagine rien, n’élabore pas. Il est créé, imaginé, éléboré par le Vivant et ainsi libre de tout voile obscurcissant son âme, il peut, délivré de ses propres images, laisser passage au message de l’âme du monde, sa conspiration, son humeur, ses odeurs, ces qualités qui sonnent au-delà de nos habituelles frontières, et résonnent alors à travers le vortex qui traverse l’artiste. De l’artiste ainsi traversé jaillit cette vérité unique de l’instant délivré, fulgurance ou accouchement long jusqu’à ce que le message originel soit transmis.

Le messager, l’artiste, traversé par une onde de bonheur, sait à un moment que son geste peut s’arrêter. Son souffle enivré, son âme embaumée, son regard vivant et brillant, ses sens éveillés à la clarté du jour. Son corps traversé par la danse de la Vie se met en repos, en observation, en ouverture, inspiré par la grâce de l’instant. Il quitte alors son pinceau, sa toile, le piano, ses ciseaux de sculpeur, pose sa plume et

se pose

l’esprit

ouvert

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