Cercles de tambours, rêves et conscience – Alain Désir

une voie de la beauté et du sentir

Disponible, comme la coupe ?

En lien avec l’article  » donner et recevoir – Duo « 

 » Il est dit  » que nous sommes dans un monde dualiste. C’est à dire que nous percevons les éléments comme étant séparés les uns des autres, et que nous avons tendance à les identifier par paires, opposées ou complémentaires. C’est une vision que tous les peuples ne partagent pas. C’est une vision culturelle, transmise. Parmi ces manières d’envisager le monde, il y a animus et l’anima, le yin et le yang.

On parle aussi de lâcher prise, de l’ouverture nécessaire pour accéder au profondeurs de notre psyché, passer au-delà, et ainsi accéder consciemment à l’Univers, non clos, dénué de formes ou de non formes, sans existence ni non existence. Un « lieu », un état de conscience dans lequel notre mental et ses idées, ses émotions, ses projections et cadres conceptuels n’ont pas la place d’exister.

Accéder cet état d’esprit, cette conscience peut se produire accidentellement ou soudainement, lors d’un choc, d’une NDE ( Near Death Experience ), lors d’une rencontre. La condition pour y parvenir est que le mental ne fasse plus obstruction. Que la pensée qui saisit, analyse et étiquette soit totalement au repos. Et qu’ainsi les informations apportées à travers nos consciences sensorielles ne soient plus filtrées, reconnues, mises dans des cases, mais perçues directement. Toutes les voies spirituelles ont ce but ( me semble-t-il ). Que ce soient les voies des arts martiaux, du yoga, du tantrisme, du soufisme … le christianisme aussi, à l’origine. Certaines de ces voies (qui se déclinent en plusieurs courants, ou voies, en fonction des circonstances, des enseignants …). La musique, le son, les rythmes sont des balises sur ces chemins. La plupart de ces voies procèdent par étapes, par un entraînement de l’esprit et/ou du corps. La rencontre de ces voies et de personnes motivées permet un aperçu du but, amené par l’enseignant, très tôt sur le chemin, que l’étudiant devra à nouveau parcourir pour éclaicir sa vue, affiner ses perceptions et in fine se libérer des multiples illusions … Se libérer ne signifiant pas ne plus les voir ou percevoir, mais n’en être plus prisonnier, pouvoir les considérer comme de purs produits de notre mental. D’autres voies sont progressives. Les voies chamaniques privilégient à l’origine le lien avec la nature comme enseignant principal, toute chose étant dotée d’un esprit et reliée à plus vaste. Par commodité, nous l’appelerons la Vie. Celle-ci est là en permanence, mobile, sous d’innombrables formes, et aussi , dans son essence immuable, le coeur de tout.

Alors, comment se préparer ? Toutes les voies proposent des exercices, des mises en situations, des pratiques visant à calmer le mental habituel, pour peu à peu créer l’espace et la disponibilité. Car il est question de se rendre disponible et de s’ouvrir. Etre présent (e), attentif (ve) pour recevoir. Sans se focaliser sur  » être absolument ouvert « . Cela créerait une crispation contradictoire, qui mènerait à l’effet inverse. Dans cette attention à l’ouverture, peu à peu, il est bon de créer de l’espace, et ainsi pouvoir être empli par la Vie. En se libérant ainsi peu à peu de nos programmes

 

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