Revenir au simple

Revenir au simple serait-il si compliqué dans un monde qui connaît actuellement une grande fracture ? Une partie de la population n’a pas le loisir de se poser la question, étant confrontée à la logique de la survie ou d’une vie précaire en lien avec les conditions naturelles et les innombrables abus – le terme est faible – d’un modèle de société dominant.  Une autre part de la société a pour le moment encore le loisir d’organiser sa vie quotidienne. J’aimerais aborder rapidement la question du vocabulaire dans le milieu dît spirituel, du développement personnel.  Un vocabulaire copié collé de traditions ancestrales, des dernières avancées scientifiques. On y accumule tantrisme et bouddhisme, chamanisme et chosisme, pensée alchimique et quantique … oh ! Qui parmi les personnes qui avancent des propositions remplies d’ismes ont réellement intégré en leur vie et leurs cellules, leur conscience et leurs actes les grands mots étalés ? Que les porteurs de ces connaissances incarnées continuent à oeuvrer bien sûr, mais ayons conscience chacun et chacune de ce que nous incarnons. N’oublions pas que la tartine a cette tendance à tomber au sol du côté ou se trouve la confiture ! Revenir au simple est un besoin impératif : sans ce retour en Soi, à l’observation du Vivant et à cette conscience que nous sommes chacun.e une petite particule reliés à une infinité de petites particules par un grand mystère.  C’est la danse des particules. Revenant au simple les particules se réajustent les unes aux autres, dans la grande Danse du Vivant. La parole fait partie de cette danse. Les mots ont leur valeur et l’on peut sentir et comprendre (les deux ailes d’un oiseau) quand elle est juste ou lorsqu’elle est désaccordée, en dehors de l’harmonie. Enrichir notre vocabulaire est presque un devoir dans un monde médiatique qui l’appauvrit délibérément ! Et utiliser du vocabulaire dont on n’a pas intégré le sens, vendre des promesses, présenter un miroir scintillant, une fausse image n’aide pas à rétablir la grande danse du Vivant. Revenons au simple, à l’expérience dont l’une des bases est l’Ecoute. Revenir  au simple commence par revenir au vivant, son observation à travers nos sens (qui sont à la fois de merveilleuses portes et également faussés par nos filtres), et la conscience que l’on a des choses observées. Pas besoin de vocabulaire ésotérique non digéré, de superlatifs spirituels. Comme si le spirituel pouvait être séparé de la matière. Comme si il existait des frontières entre ceci et cela. Où sont les frontières ?  Dans les limites de nos conditionnements peut être … dans un monde à nouveau inconditionné par les limites de nos forrmatages culturels, nous pouvons simplement, peut-être prendre soin. Simplement prendre soin. De ceci, de cela. Chacun. peut prendre soin d’une parcelle des mondes. Prenant soin d’une parcelle des mondes je prends soin de l’Univers dont je suis une particule. Je prends également soin et conscience de ce que je crois être « moi ». Ceci est une autre histoire…  

Revenir au simple est une nécessité, un accès possible à la beauté qui illumine nos coeurs. Simple regard, parole, son, geste, pour revenir en amour, au simple du coeur. 

Merci pour votre attention. Alain

 

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