Petits concrets

Petits concrets – le geste simple.

Nous parlions avec mon amie M. de la « situation » à Gaza et d’un musicien de pays avec lequel elle a lié amitié et qu’avec courage, persévérance, elle a réussi à faire sortir officiellement de cette enclave génocidaire. Et des 2 millions de personnes qui sont encore dans cette nasse. Constat assourdissant. Alors j’ai eu cette expression qui l’a pacifiée, rassurée sur le moment : l’important, ce sont des « petits concrets ». Des gestes qui font du bien, à notre échelle. Chacun.e a son rayon d’action, des capacités propres. Chacun.e est capable de « petits concrets ».  

« Arroser un jardin, écouter quelqu’un jusqu’au bout, ouvrir une porte, aider sans transformer son geste en proclamation morale… » répondait également Pamela qui vit sous les drones, les bombes, les bruits et les menaces incessantes, outre les prix délirants, à Beyrouth. 

Et bien sûr tout près de chez nous, là.

Ces petits concrets sont vitaux pour notre intelligence, nos coeurs. Les gestes simples sont essentiels. Revenir au simple est une nécessité, au réel de la terre et des arbres, de la mousse et de l’eau, de la lune et des pommes de terre. Parvenir au simple du geste, chacun en son domaine. De nombreux gestes requièrent une pratique, une répétition pour les affiner et passer au-delà de la technique.  

Alors les stages, ateliers, retraites dans lesquels j’interviens proposent ce chemin du simple, du geste simple. Pour peu à peu trouver le Geste, devenir le Geste.

Le geste du percussioniste peut l’être : une main – une peau de tambour – contact – son. 

Cette apparence du mouvement, est un circuit, un cycle qui prends ses racines au coeur de l’esprit, se transmet à travers une âme, un coeur, un corps, lesquels nécessairement doivent se libérer de toute entrave un son juste. Un son juste, un rythme juste, un silence présent en chaque note, entre chaque note. Un cheminement sur la voie du tambour, cheminement qui vient taquiner ombres et lumières, contrastes, couleurs … 

Affinant notre Geste, le tambour chante, sonne, résonne et ouvre des champs vibratoires, champs d’informations.

Le chant du tambour se déploie à mesure de notre dévoilement, et qu’ainsi notre pierre se poli.

L’art ensuite est de trouver  les bons usages, les clés d’ouverture. Tout est rituel alors, dans un espace accessible à nos consciences lucides et élargies. 

A bientôt, pour partager ces enseignements ensemble.    Alain 

Ateliers, Cérémonies

 

 

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