S’accorder

Oui, tel un instrument de musique, nous avons la nécessité de nous accorder, en nous-même, pour que les différentes parties qui nous composent puissent sonner justement entre elles!  C’est lorsque ce dialogue est harmonieux, que cessent les bruits perturbateurs, qu’alors nous pouvons mieux discerner la beauté présente, cet accord intérieur étant en résonance avec la beauté de la Vie. Nous la voyons mieux, en constatant les reliefs et saveurs à travers nos sens réjouis ! Et bien naturellement, accueillons nos dissonances, car elles nous traversent comme elles parcourent le monde : elles sont de passage. 

Une fois une paix relative établie en soi, nous pouvons nous entraîner, la cultiver, tant que les conditions sont favorables : il est plus aisé de s’entraîner lorsque nous ne sommes pas dévastés par des émotions et des pensées qui prennent toute la place en notre esprit, ou lorsque notre corps nous enseigne la douleur. 

Telle la corde d’un violon, ou la voile d’un navire, notre esprit ne doit être ni trop tendu ni trop relâché pour résonner justement avec les autres cordes, ou pour ce qui est de la voile pour être réglée au mieux pour trouver l’équilibre dynamique entre le vent (sa force, sa direction, ses changements de direction), le navire (qui navigue vers un but), l’équipage qui voyage sur l’océan.  Ici, nous accordons la tension de la voile aux éléments, en fonction des possibilités structurelles du bateau et de l’entraînement de l’équipage. 

S’accorder c’est se donner du temps, pour soi. Pour observer, ressentir, comment nous sommes à l’intérieur de nous même. C’est s’accorder du temps pour sentir comment sont les émotions, le corps, les pensées, l’âme et l’esprit. 

La ressource la plus simple et accessible  pour  s’accorder est la nature. Le vent, l’océan, la pierre et la rivière, le désert et la forêt, le chant de l’oiseau sauvage … autant de sources pour se rendre à l’évidence.  La nature nous ré accorde avec elle, et en nous. Nous n’en sommes pas séparés ! S’accorder, c’est prendre son tambour et l’écouter avant d’en jouer. Se mettre à l’unisson de nos silences puis entrer dans la danse des sons, des rythmes et des silences. Instinctivement, elle nous ré accorde en notre vivant, vibrant. 

Sans discours ni dogme.

Alain D

 

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